Exploits Nordiques

Comme vous le savez on aime l’hiver. A l’international, on parle de la rudesse des hivers au Québec. Quand on choisit de s’expatrier ici, l’une des premières questions que l’on se pose est : va t’on supporté l’hiver ?

Encore aujourd’hui les québécois nous demandent comment on a trouvé l’hiver, ils se demandent si on supporte. On leur répond : que ça va, c’est pas si pire, qu’on s’habitue ! En réalité, on s’habitue jusqu’à un certain point !  Parfois, on se demande si l’on peut dépasser ces limites, et :

Si on tentait d’expérimenter l’hiver québécois encore plus intensément!

Pour ceux que cela intéresserait, j’ai deux activités que vous pourriez tenter l’année prochaine (et pour les plus frileux, ces deux activités existent aussi en été!).

La première expérience, je l’ai faite la fin de semaine du 04 au 05 mars, à Saint Alban (1 heure de Québec), avec le groupe « les primitifs ». Accompagné d’un ami français, également expatrier, on a testé un stage de deux jours de survie en forêt. L’histoire a voulu qu’il fasse -30°C en froid ressenti! Animé par des personnes passionnées, l’idée du stage est de nous initié a des techniques de survies comme la fabrication d’abris, l’allumage d’un feu, trouver de quoi se nourrir, pister et trapper des animaux.

La forêt qui nous accueille

Notre camp principal

Faire fondre et bouillir la neige pour la boire

Des gestes ancestraux

Il n’y a pas de feu sans fumée

La présentation d’un piège

Des traces de lièvre

La fabrication de notre camp

Notre camp à la tombé de la nuit

Il faut être honnête, cela a été difficile et fatiguant ! Cette nuit a été un vrai combat. Un combat contre le froid, même avec trois épaisseurs d’habits, notre propre transpiration nous glace. A la seconde où on s’arrête de bouger, notre esprit se met à penser au froid qui nous attaque. J’étais collé au feu, tellement à en faire fondre mes chaussures (si j’en parle, c’est que cela m’est arrivé!). Le feu de ce soir là, était si différent de celui que je prépare dans ma cheminé, qui n’est presque que décoratif; le feu que nous avons préparé était vitale, primaire, enraciné profondément en notre humanité.

Une nuit autour du feu

Notre feu

On ne dort pas, on essaie de se réchauffer

Le jour se lève

Mes compagnons des bois

En pensant faire une expérience en extérieure, c’est de moi que j’ai fait l’expérience. La survie est difficile, on a une pensée pour les itinérants (sans domicile fixe au Québec). Quand nous sommes rentrés chez nous, mon ami et moi, nous sommes dits: plus jamais ! Mais chez nous au chaud, ou au travail le lendemain, on sait, on sent que l’on appréhender cette fin de semaine là, une partie en nous plus sauvage, primitive, et qui nous tiens vivant. Sans être survivaliste, je trouve que c’est important dans nos sociétés que je ressens instable, de savoir se débrouiller. Très respectueusement, cette nuit là, j’ai renoué des contacts directs, sans artifices entre la nature, la vie et moi même.

La seconde activité est une activité sportive, plus accessible et amusante. Pour changer de la course à pied plus classique que je pratique habituellement, pour me rajouter du défi. J’ai participé à la course à obstacles Polar Hero à Québec. C’est 25 obstacles répartis sur 5 km en forêt et autour du lac à la base de plein air de Sainte Foy. Accompagné de mon ami Sullivan, le même gars courageux (fou) que pour le stage primitif, ensemble, on a participé à cette course vraiment fun. Les obstacles ne sont pas insurmontables, mais il faut quand même être en forme. On a franchi des murs, grimper, sauter, glisser, transporter des charges, monter des cordes. A la fin, on a un peu mal partout mais on se sent bien!

Top départ

Deux champions

Ces activités nous donnent le courage de sortir du confort de notre salon. Quand on s’expatrie dans un nouveau pays, c’est déjà en soi un vrai défi personnel qu’on se donne. La vie quotidienne peut être redondante et parfois il faut continuer à se lancer de nouveaux défis pour avoir d’autres plaisirs et se sentir vivant!

Photo de couverture: Une naissance

 

 

2 commentaires Ajoutez les votres
    1. Hey!! Tu as vue, sa ne rigole plus au Québec! On aurait eu du fun à faire ces activités ensemble, je suis sûr que tu aurais aimé. Par contre, je ne connais pas bien ta tolérance au froid! mais c’est ok, je t’inscris pour l’année prochaine 😉 bye

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